HISTOIRE DE L’ERE CHRETIENNE RACONTEE PAR UN GROUPE DE PROPHETES DE LA BIBLE

 Préface

 

L’histoire qui vous est racontée dans ce livre est celle de l’aventure chrétienne depuis ses origines jusqu’à sa clôture.

Elle est l’œuvre collective d’un groupe de prophètes qui vivaient il y a 19 siècles et plus.

Cette histoire comprend plusieurs apocalypses, c'est-à-dire plusieurs révélations qui en sont les parties constitutives et s’assemblent pour former un tout homogène et cohérent.

Dissociez les différentes parties qui la composent : chacune d’elle prises séparément perdra tout ou partie de sa signification.

De même déchirez une lettre et dispersez les morceaux à tout vent. Celui qui retrouvera un fragment sera bien en peine de reconstituer le sens du contenu de la lettre.

Cette histoire que nous content les prophètes est rédigée dans une langue d’apparence hermétique qui procède par accumulations d’images, de symboles et d’allégories. Ce langage est le jargon professionnel qu’utilisaient jadis les prophètes. Quelque bizarre qu’il nous apparaisse, il offre à le comprendre, aucune difficulté insurmontable.

J’ai jugé commode, en rédigeant cet ouvrage, de transcrire verset par verset le récit des auteurs et d’accompagner au fur et à mesure le texte biblique, de traduction en français courant que chacun pourra comprendre.

Afin de parfaire la compréhension des différents chapitres de l’ouvrage, je me suis également appliqué à les situer dans leur contexte biblique et historique.

____________

 

Cette histoire qui va nous être contée, nous confronte dès le départ à l’étrange, à l’inexplicable.

 En effet, il paraîtrait raisonnable de penser qu’en 19 siècles, les hommes ont eu le temps de décoder l’histoire que nous allons lire et d’en donner une version claire et intelligible dans une langue accessible à tous. Or, il est notoire qu’il n’en est rien. Aussi étonnant que cela puisse paraître, les exégètes n’ont pas encore dépassé le stade des hypothèses invérifiées et contradictoires.

Il en résulte que, contre toute vraisemblance, l’ouvrage que je présente aujourd’hui est demeuré inédit.

Ainsi nous nous heurtons dès le départ à l’inexplicable : l’homme qui a su prouver son génie dans les domaines scientifiques, artistique et littéraire se comporte comme un aveugle devant la Révélation biblique. Le prodige est grand.

 
°°°°°°°°°°°°

 

Un autre caractère insolite de cette histoire réside dans le fait qu’elle était lorsqu’elle fut écrite, une œuvre de pure anticipation.

Certes depuis 19 siècles, les choses ont changé. La plupart des événements prédits sont aujourd’hui accomplis. Beaucoup d’entre eux sont bien connus. Voici QUE Surgissent sous nos yeux les prodromes des événements ultimes qui doivent clore notre ère.

Cependant il ne faudrait pas croire qu’un manuel d’histoire classique pourrait remplacer cette histoire prophétique dont les auteurs ont depuis longtemps disparu. Seule en effet cette histoire révélée que nous content les prophètes peut nous renseigner sur certains événements qui se sont déroulés dans une sphère inaccessible à l’homme mortel. Seule aussi, elle nous dévoile les desseins secrets de Dieu, nous fait connaître ce qu’il attend de nous et répond à des questions qui ne sont pas du ressort de la Science : « Qui est l’homme ? D’où vient-il ? Où va-t-il ? »

Enfin et ceci est important : le livre prophétique est porteur d’un message et d’un avertissement pour chaque grand moment de l’histoire des hommes. Malheur à celui qui ne comprend pas ! La méconnaissance de ces événements a été chaque fois génératrice de catastrophes auxquelles chaque fois un petit reste seulement put échapper.

C’est ainsi qu’à l’aube de l’ère chrétienne le peuple juif ne voulut pas comprendre l’avertissement pressant qui lui était adressé. Son manque d’intelligence provoqua en l’an 70 l’effondrement de la nation juive.


Les « enfants d’Israël » connurent alors des jours de détresse tels qu’ils n’en n’avaient jamais connu de pareils. Ils furent suppliciés, tombèrent sous le tranchant du glaive, et les survivants furent emmenés captifs parmi les nations.

Quant à leurs descendants ils n’échappèrent pas au destin qui leur avait été promis. Ce fut pendant 19 siècles une succession ininterrompue d’expulsions, de pillages, de sévices et de massacres qui finalement conduisirent à l’assassinat collectif de six millions d’innocents, hommes, femmes, et enfants dans les camps nazis.

Pendant 19 siècles ce peuple aveugle aura adoré un Dieu absent, sourd à ses suppliques. Aujourd’hui encore, il demeure incapable de comprendre les causes de la malédiction qui l’a poursuivi à travers les siècles.

L’aventure juive nous place devant l’inexplicable, car comment pourrions-nous expliquer une constance aussi parfaite devant l’incompréhension ?

 
°°°°°°°°°°

 

En ces derniers jours de l’ère chrétienne, nous observons chez les peuples de la Terre un phénomène d’incompréhension comparable à celui que nous avons constaté chez les juifs.

Comme frappés de confusion mentale, ils demeurent inertes devant les préparatifs d’un génocide qui pour s’accomplir a besoin de la complicité active ou passive des nations.

Comme les prophètes l’ont jadis annoncé, des maniaques de l’homicide méditent aujourd’hui d’exterminer les rescapés de massacres millénaires revenus peupler la terre de leurs ancêtres depuis longtemps déserte.

Aveuglés par leur haine insensée, ils refusent de voir qu’ils travaillent à leur perte et qu’ils entraînent les nations dans leur ruine afin que s’accomplisse ce qui fut écrit.


Cet ouvrage s’oppose à un certain nombre d’idées reçues. Il est donc de nature à soulever la contestation. En quelques lignes l’auteur répondait à quelques-unes des questions qui auraient pu lui être posées sur la version papier. Aujourd’hui adressez-les sur http://www.olympide.over-blog.com   

 

DANIEL
 
  
 Première partie
 

  

DECHEANCE ET REHABILITATION DE L’HOMME
 

  

Origine et déchéance de l’homme.

 

Lorsque l’homme apparut sur la Terre, la planète avait perdu jeunesse et nouveauté. Des espèces nombreuses se mouvaient sur la terre, dans les eaux et dans l’air du ciel. Certaines s’étaient éteintes ou avaient péri dans les cataclysmes qui bouleversaient le globe. D’autres leur avaient succédé.

Des hominiens étaient apparus. Ils annonçaient la venue de l’Homme. Car leur intelligence était plus vive que celle des autres espèces. Ils domestiquaient le feu, inventaient et fabriquaient des outils rudimentaires et travaillaient la pierre. Ces espèces disparurent à leur tour dans la nuit des âges.

Enfin lorsque les éléments se furent assagis, lorsque les soubresauts de la planète se furent calmés, Dieu fit l’homme, couronnement de son œuvre terrestre.

« Dieu fit l’être humain à son image, à sa ressemblance Il le créa. Il fit l’homme et la femme. » Genèse 1 :27

Ce tard venu, créé à la ressemblance de Dieu, ne souleva pas un enthousiasme unanime dans les sphères célestes. Son apparition provoqua suspicion et inquiétude.

Ce fut le moment que choisit Satan pour se rebeller contre l’autorité de Dieu. C’est sous le symbole du Serpent qui hypnotise que le premier livre de la Bible évoque cet être puissant et retors qui osera se dresser contre Dieu et contester son œuvre créatrice. On le voit séduisant l’homme afin de le perdre et ruiner les desseins que Dieu formait à son sujet (cf. Genèse chapitre 3).

On sait qu’en proposant à l’homme de devenir un Dieu, Satan lui fit oublier qu’il en était un (Psaume 82 :6, Luc 3:38). Comme il est fait selon notre foi, en se croyant séparé de Dieu, l’homme perdit sa primauté. Livré à ses propres ressources il était bien incapable de maîtriser les lois naturelles. Il se trouva donc entraîné dans le processus involutif qui gouverne la vie terrestre. Aussi connut-il l’usure, la souffrance et la corruption.


Créé pour vivre comme un Dieu, son sort devint celui de la bête, et l’Ecclésiaste put dire avec raison : « Le sort des fils des hommes est le même que celui des animaux. Comme meurent les uns, ainsi meurent les autres. Un même souffle les anime, et la supériorité de l’homme sur la bête est nulle. Tout est vanité. Tout est sorti de la poussière et tout retourne à la poussière. » Ecclésiaste 3 : 19-20.

En perdant l’homme, Satan prétendait démontrer que l’œuvre terrestre de Dieu était un échec. L’homme n’avait-il pas prouvé son incapacité à demeurer intègre ?

La manœuvre avait été habile et apparemment plaçait Dieu dans l’impossibilité de riposter. Car comment pouvait-il anéantir le diffamateur sans donner force et consistance à la diffamation ?

Selon toute vraisemblance Satan avait triomphé de Dieu, ruiné l’humanité et assuré son impunité.

Cependant contre toute attente, la prescience de Dieu avait par avance déjoué les manœuvres de l’Adversaire. Aussi dit-Il au Serpent : « Je mettrai inimitié entre toi et la Femme, entre ta postérité et sa postérité. Celle-ci t’écrasera la tête et toi, tu la blesseras au talon. » Genèse 3 :15

Par cet oracle surprenant, Dieu manifestait sa justice : puisque l’humanité était perdue par la faute d’un homme, c’est à un homme qu’il appartiendrait de la réhabiliter.

Un tel arrêt était incompréhensible. Donc il ne fut pas compris. Car comment imaginer que l’homme déchu, dépossédé de ses privilèges, séparé mentalement de son Créateur, pourrait un jour triompher d’un être assez puissant pour prétendre rivaliser avec Dieu ?

Aussi cette extraordinaire décision dont nous expliquerons la signification plus loin, demeura-t-elle pendant de nombreux siècles l’impénétrable mystère de Dieu (Romains 16 :25-26).

 
*   *
*
 
La postérité de la Femme.

 

 Souvent dans la Bible, les images, les allégories tiennent lieu de concepts. C’est ainsi que la Femme de la Genèse désigne par avance Israël, le peuple de la Bible.

En effet, de ce peuple sortit le Christ, premier né de la postérité promise. Il naquit d’une vierge juive de la tribu de Juda, descendante du roi David. Mis à mort dans la chair, il ressuscita par la puissance de Dieu. C’est lui qui écrasera la tête de Satan. La Femme symbolique de la Genèse eut d’autres descendants. Ce furent les apôtres et les premiers disciples, tous juifs.

Elle eut aussi une nombreuse postérité spirituelle. Ce sont ceux dit l’apôtre jean qui obéissent aux ordres de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus (Apocalypse 12 :17). Cette postérité s’étendit au cours des siècles à des hommes et des femmes de tous les peuples, de toutes les nations, races et langues (Apocalypse 7 :9).

Dans l’Apocalypse de Jean nous voyons la Femme allégorique dans les douleurs de l’enfantement. Elle met un enfant mâle, le premier-né de la postérité (Apocalypse chapitre 12). Cette Femme est bien le peuple juif. Elle est identifiable par son blason qui porte les armes d’Israël : le soleil, la lune et douze étoiles (Genèse 37 :9-10).

Un jour vint donc où un homme se leva en Israël, annonçant que le Royaume de Dieu dont avaient parlé les prophètes était proche.

Cet homme enseigne avec autorité une morale élevée et accomplit des miracles. Certes cela n’est pas nouveau. D’autres avant lui ont enseigné la justice et ont pu maîtriser les lois de la nature. Mais lui seul s’attribue le titre de « Fils de l’Homme », se présentant ainsi comme la postérité de la Femme, celui qui doit écraser la tête du Serpent.

Il se proclame d’origine divine, Fils unique de Dieu, et ose s’identifier à YHWH, le Dieu qui est vie et source de vie.

Poussé par l’Esprit, l’apôtre Paul dira plus tard : « Lui qui était de condition divine, ne s’est pas prévalu de son rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est dépouillé lui-même en prenant la condition d’esclave, en prenant la nature de l’homme ». Philippiens 2 :6-7.

 

Fils de DIEU venu dans la chair, Jésus n’est maintenant rien de plus qu’un homme. Car la justice divine exigeait que l’humanité déchue par la faute du premier Adam, fût rachetée par l’intégrité d’un second Adam.

A cette seule condition elle serait réhabilitée à la face des habitants de l’Univers et réconciliée avec DIEU.

Homme juste et sans tache, rempli de l’Esprit de DIEU comme l’était Adam avant sa déchéance, Jésus sortit plus que victorieux de l’épreuve exigée pour le rachat : il garda la foi en son « égalité » (1) avec DIEU (Jean 5:18 et 10:30) jusque dans la mort – et quelle mort ! – la mort infâmante sur une croix. En réhabilitant la créature humaine, cette victoire démontra aux habitants de l’Univers la félonie de l’Accusateur et la justice de DIEU.

Dès lors la cause était entendue : Satan était condamné sans recours (cf. Luc 10 :18). Une longue période de préparation et d’attente était révolue, et le monde allait entrer sans plus attendre dans l’ère des accomplissements, la dernière de son histoire.

En effet, les conséquences de la victoire du Fils de l’Homme furent immédiates. L’une des plus sensationnelles fut en l’an 74 de notre ère la résurrection du dernier jour, résurrection ainsi appelée parce qu’elle met définitivement fin à l’ère judaïque.

Le prophète Daniel qui vivait au 6ème siècle avant J-C eut une révélation partielle de cet événement prodigieux dont nous allons parler maintenant.

 

 

(1)    Il a fallu que Jésus, un homme comme nous (Philippiens 2 :7, Hébreux 2:17), manifeste par sa vie toutes les possibilités remarquables que nous pouvons vivre… si nous abandonnions notre fausse croyance (élagage) et acceptions de vivre… selon la Vérité, la seule vérité qui rend libre : 

De même que le sarment connecté au cep reçoit de lui la vie qui lui fait porter des grappes de raisin, accepter d’être élagué et de recevoir tout ce qui nous est nécessaire par la puissance de Dieu (selon Actes 1 :8) et non plus par nos efforts, nous rend indulgent envers tous » ! 

Cette puissance divine, la Science l’appelle l’Energie quantique. Elle est à votre disposition sans que vous fassiez partie d’un Eglise, d’une synagogue, d’une mosquée ou d’une secte. Jean 4:21 « Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni au Temple de Jérusalem  que vous adorerez le Père ». Jean 4:23 « L'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. » Voyez manoufox.over-blog.com !  

 

 
La résurrection du dernier jour
 
 
Livre de Daniel, chapitre 12.

 

 

1. En ce temps-là se lèvera Michel, le Prince puissant et le défenseur de ton peuple.

En ce temps-là au premier siècle de l’ère chrétienne, comme on va le voir.

Michel puissante créature céleste qui sera présentée dans l’Apocalypse de Jean comme le chef des forces loyalistes. Au premier siècle de notre ère il engagea le combat contre les forces rebelles qu’il refoula jusqu’aux abords de la Terre (Apocalypse 12 :7-9).

Ce sera une époque de détresse si grande qu’il n’y en a pas eue de semblable depuis que les nations existent jusqu’à ce temps-là.

Epoque de détresse. Allusion à la ruine de Jérusalem et à l’écrasement du peuple juif par les légions romaines en l’an 70 après J-C.

Lorsqu’il reprendra cette prophétie, Jésus s’exprimera dans des termes analogues : « La détresse sera si grande qu’il n’y en a pas eue de semblable depuis que le monde existe jusqu’à nos jours » Matthieu 24:21.

En ce temps-là, ceux de ton peuple qui seront trouvés inscrits dans le Livre seront délivrés.

En ce temps-là : dans les années 70.

Ceux de ton peuple : les juifs de cette génération-là, ceux qui vivront en ce temps-là.

Inscrits dans le Livre. Le nom de ceux qui accumulent les iniquités est effacé du Livre de vie (cf. Psaume 69 :28-29. On peut consulter également Exode 32 :33, Philippiens 4 :3, Apo. 3 :5, 20 :12 et 21 :27). Ceux-là n’accéderont jamais à la vie éternelle, divine.

Délivrés. Ceux qui reconnaîtront Jésus comme modèle de ce que nous sommes et vivront comme lui et seront délivrés de la servitude de la mort C’est la rédemption des vivants. (« Plusieurs me diront en ce jour-là: Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n'avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ?  Alors je leur dirai ouvertement: Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité. » 


Cela veut dire que la mort corporelle ne sera plus pour eux qu’une simple mutation, le passage immédiat de la vie terrestre à la vie éternelle. Ils n’auront pas à attendre la résurrection dans la tombe.

Cette révélation s’inscrit dans l’enseignement général des écrits du Nouveau Testament. Nous aurons donc l’occasion d’y revenir.

2. Beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et l’opprobre éternelle.

Beaucoup. Il est écrit « beaucoup » et non pas « tous ». Ceux qui au cours de leur vie terrestre accumulèrent les iniquités ne trouveront pas miséricorde et resteront éternellement dans la mort (cf. Psaume 69:28-29 « Ajoute des iniquités à leurs iniquités, Et qu'ils n'aient point part à ta miséricorde ! 28 (69:29) Qu'ils soient effacés du livre de vie, Et qu'ils ne soient point inscrits avec les justes !)

Se réveilleront. Résurrection des morts des temps passés. Ne pas confondre avec la rédemption des vivants révélée au verset 1.

Opprobre, honte éternelle. Seul le sang du Christ peut effacer les transgressions. Par conséquent les iniquités que purent commettre les hommes qui moururent avant la venue de Jésus ont pu être pardonnées mais non effacées ? L’opprobre et la honte resteront éternellement attachés à la transgression. Après la venue du Rédempteur, l’homme se présentera devant Dieu lavé de tout péché, du moment que touché par la grâce, il croira (Apocalypse 22 :14. Voir aussi « élection en Christ » page 121 du présent ouvrage).

3. Ceux qui auront été intelligents resplendiront avec la splendeur du firmament, et ceux qui auront enseigné la justice à la multitude brilleront comme les étoiles, à jamais et pour l’éternité.

Deux qui auront été intelligents… A l’époque apostolique (première génération chrétienne), une poignée d’hommes et de femmes reçurent de Dieu l’intelligence du mystère de la rédemption. Poussés par l’Esprit, ils partirent sur les routes de l’empire romain afin d’annoncer la Bonne Nouvelle à la multitude et lui enseigner la voie qui mène à la justification. Ces missionnaires de la première heure furent les apôtres et les disciples. Après Christ, leur chef, ils furent les premier-nés de la postérité de la Femme (cf. 1 Thessaloniciens 4 :16)

 

4. Quant à toi, Daniel, tiens secrètes ces paroles et scelle le livre jusqu’au temps de la fin. Plusieurs comprendront et la connaissance augmentera.

Tiens secrètes ces paroles. Le livre de la prophétie ne peut être lu et compris qu’à condition de disposer à la fois des révélations de l’Ancien et du Nouveau Testament. Si la signification de la prophétie de Daniel est aujourd’hui pleinement accessible c’est parce que la rédaction de la Bible est achevée.

Temps de la fin. C’est par cette expression ou par des expressions équivalentes que les apôtres et les disciples avaient l’habitude de désigner leur propre époque qui vit la fin de l’ère judaïque. (Entre autres consulter Actes 2 :15-17 et Hébreux 1 :1-2).

Plusieurs comprendront : les apôtres et les premiers disciples.

5. Moi, Daniel, je regardais et voici : deux hommes se tenaient de part et d’autre du fleuve.

Deux hommes. Ces deux hommes sont des anges, c'est-à-dire des créatures extra-terrestres.

De part et d’autre du fleuve. Le Tigre, fleuve d’Asie qui se réunit à l’Euphrate.

6. L’un d’eux demanda à l’homme vêtu de lin qui se tenait en amont : quand viendra le terme où s’accompliront ces prodiges ?

L’homme vêtu de lin. Cet homme est décrit dans Daniel 10 : 6. Jean l’identifiera au Christ glorieux (cf. Apo. 1 :13-15). L’homme vêtu du lin fin de justice est donc Jésus avant sa venue dans la chair.

Ces prodiges. Il est question dans ce chapitre de deux événements prodigieux qui arrivèrent au cours des temps de détresse que connut la nation juive dans les années 70. Rappelons-les :

Verset 1 : la rédemption des vivants.

L’immortalité est acquise par la résurrection qui suit immédiatement la mort corporelle de l’élu du Christ (Jean 11 :26).

Verset 2 : la résurrection d’entre les morts pour les justes des temps passés et pour ceux à qui leur faute fut remise par le sang de Jésus.


7. J’entendis l’homme vêtu de lin qui se tenait en amont du fleuve. Il leva vers les cieux la main droite et la main gauche et jura par Celui qui vit éternellement que ce serait dans un temps, des temps et la moitié d’un temps, et que ces prodiges s’accompliraient quand la force du peuple saint serait entièrement brisée.

Un temps, des temps et la moitié d’un temps. Cette expression et les expressions équivalentes : trois temps et demi, 42 mois, 1260 jours, furent utilisées après Daniel pour désigner une époque de détresse de durée limitée. On remarquera que trois et demi est la moitié du chiffre 7 qui, pour les juifs était le symbole de la plénitude et la perfection.

Entièrement brisée. Il fallut cinq mois aux légions romaines pour réduire Jérusalem et détruire toute résistance efficace. Après quoi la Judée succomba.

8. J’écoutais sans comprendre et demandai : Monseigneur, comment cela finira-t-il ?

9. Il répondit : Va Daniel, car ces paroles resteront closes et scellées jusqu’au temps de la fin.

Closes et scellées. La révélation du mystère de Dieu n’aura lieu qu’au temps de la fin.

Temps de la fin. Derniers jours de l’ère judaïque comme nos l’avons dit plus haut. Le signe visible de la fin de l’ère judaïque fut la chute de Jérusalem et la destruction du Temple en l’an 70.

10. Beaucoup seront lavés, blanchis, purifiés. Les impies feront le mal et aucun d’eux ne comprendra. Seuls comprendront ceux qui possèdent l’intelligence.

Beaucoup seront lavés, blanchis… Par décision éternelle de Dieu, ceux qui croiront au Christ seront amenés au salut :

- 1 - Leurs transgressions sont effacées. « Le sang de Jésus nous lave de tout péché » dit l’apôtre Jean » (I Jean 1:7) « car c’est le Christ qui a supporté le poids de nos fautes » ajoute l’apôtre Pierre (I Pierre 2 :24).

- 2 – Sous l’action de l’Esprit, le pécheur repenti est conduit peu à peu dans la voie de la justice et il est rendu irrépréhensible devant Dieu (Ephésiens 1 :4)

- 3 – Il en résulte que les élus en Christ ne passent pas en jugement (Jean 5 :24)

Tel est le processus de l’élection en Christ.

Il nous est maintenant facile de comprendre pourquoi les iniquités commises avant la venue de Jésus purent être pardonnées mais non effacées (verset 2 – rappel).

11. A partir du moment où prendra fin le sacrifice perpétuel et où le dévastateur commettra l’abomination, il s’écoulera 1290 jours.

L’abomination du dévastateur. Jésus révéla à ses disciples que l’abomination du dévastateur dont parle ici Daniel serait la profanation et la destruction du Temple (Matthieu 24 :15).

Fin du sacrifice perpétuel. La destruction du Temple le 9 ab 70 (juillet 70) mit fin au culte sacrificiel imposé par la Torah (Loi de Moïse). En effet le sanctuaire était le seul lieu au monde où le culte pouvait être célébré selon la Loi. Sa perte fut ressentie comme le comble de l’adversité et le peuple juif eut pleinement conscience d’entrer dans une période de disgrâce. Les rabbis (docteurs de la Loi) furent à ce point affectés par la perte du Temple qu’ils établirent l’usage de dater les événements à partir du 9 ab 70.

Il s’écoulera 1290 jours entre la date du 9 ab prise pour origine des temps, et le terme fixé par Dieu pour la première résurrection du dernier jour. Un calcul approximatif fixe ce terme à l’année 74.

12. Heureux celui qui attendra et parviendra au 1335ème jour.

1335ème jour. Nous verrons plus loin que l’apôtre Paul révèle dans la première épître aux Thessaloniciens, que les vivants ne précéderaient pas les morts. Nous devons donc comprendre que la rédemption des vivants (immortalité par la résurrection) ne sera acquise que 45 jours (différence entre 1335 et 1290) après le terme fixé par Dieu pour la première résurrection d’entre les morts. Heureux donc celui qui parviendra en vie au 1335ème jour, car lorsqu’il aura achevé sa course terrestre, il abandonnera sa dépouille mortelle pour revêtir aussitôt le corps glorieux et incorruptible de la résurrection.

Cette conclusion est confirmée par l’ensemble des textes que nous aurons à étudier.

Remarque. La résurrection qui clôtura l’ère judaïque fut la première résurrection d’entre les morts. Nous verrons en effet qu’une seconde résurrection d’entre les morts doit clôturer l’ère messianique, c'est-à-dire l’ère chrétienne.

13. Quant à toi Daniel, marche vers ta fin. Tu te reposeras et tu seras debout pour ton héritage à la fin des jours.

Pour ton héritage. L’héritage du juste est la vie éternelle dans le Royaume de Dieu.

La fin des jours. Désigne comme nous le savons, la fin de l’ère judaïque.

*   *
*

Le dessein secret de Dieu.

Révélations de l’apôtre Paul

 

On a sans doute remarqué que la prophétie de Daniel ne concernait que le peuple juif :

« En ce temps là, ceux de ton peuple qui seront trouvés inscrits dans le livre de vie, seront délivrés… (verset 9)

On pourrait donc croire que le salut est réservé aux justes appartenant à un tout petit peuple prédestiné. Apparemment l’immense majorité des hommes serait sacrifiée, et Satan pourrait apparaître comme le véritable vainqueur dans le duel qui l’oppose à Dieu.

Nous savons déjà qu’en fait il n’en est rien puisque le victoire d’un « Fils d’homme » devait tout remettre en question. Mais il se trouve que l’universalité du salut en Christ devait demeurer le mystère de Dieu et n’être révélé qu’au temps des accomplissements.

La connaissance de ce mystère ne fut pas donnée aux prophètes de l’Ancien Testament mais seulement aux saints apôtres et prophètes du Christ. Ce mystère c’est que les gens des nations sont aussi héritiers du Royaume comme les Juifs. Ils sont membres du même Corps, bénéficiaires en Jésus Christ de la même promesse, selon la bonne nouvelle du salut.

Voilà ce que nous révèle l’apôtre Paul dans l’épître aux Ephésiens (chapitre 3, versets 5 à 6).

L’immortalité par la résurrection.
Révélations de l’apôtre Paul

 

Dans les temps anciens, avant la venue de Jésus, l’espérance d’une autre vie était incertaine, lointaine. C’est pourquoi l’Ecclésiaste put dire en ce temps-là : « Le sort des hommes est le même que celui des animaux. Comme meurent les uns, ainsi meurent les autres. Un même souffle les anime, et la supériorité de l’homme sur la bête est nulle. Tout est vanité. Tout retourne à la terre. Tout est poussière et tout retourne à la poussière. » (Ecclésiaste 3 :19-20. Rappel)

 

Par ces paroles, l’Ecclésiaste confirme ce que nous savons déjà même si nous refusons de l’admettre : l’homme est périssable par nature. Son corps fut façonné avec le limon de la terre, ce qui n’est qu’une façon de dire qu’il est formé des éléments chimiques que l’on trouve sur la terre : carbone, hydrogène, oxygène, azote, calcium, phosphore et autres.

Que ce support s’use, se détériore ou soit détruit, et la vie s’en va. Sortie du néant, elle retourne au néant. Pour cette raison l’Ecclésiaste ajoute : « Tout ce que tu désires accomplir, fais-le pendant qu’il est encore temps. Car il n’y a ni œuvre ni pensée ni science ni sagesse dans la tombe où tu vas. » (Ecclésiaste 9 :10)

Les justes de l’ancienne Alliance durent donc attendre dans l’inconscience de la mort la venue d’un Rédempteur. Pour eux la mort resterait jusqu’à une époque indéterminée l’anéantissement de l’être, ainsi que l’homme vêtu de lin le dit au prophète :

« Et toi Daniel marche vers ta fin. Tu te reposeras et tu seras debout pour ton héritage (le Royaume de Dieu) à la fin de tes jours. » (verset 13 – Rappel)

Or, le jour vint où un homme (le fils d’un homme disaient les juifs) Jésus de Nazareth, réussit à lever la malédiction originelle. Sa victoire consacra le succès du plan éternel de Dieu et permit à l’humanité d’accéder à ses fins dernières (cf. Romains 8 :19 et I Corinthiens 15 :22). Désormais la voie du salut était ouverte à tous les hommes de bonne volonté.

Dès lors, l’apôtre Paul (et bien d’autres avec lui) proclame vigoureusement l’immortalité par la résurrection (cf. I Corinthiens chapitre 15).

Dans une épître qu’il adresse vers l’an 50 aux Thessaloniciens, l’apôtre inspiré engage les destinataires de sa lettre à ne pas s’affliger outre mesure de la mort de leurs proches. Car vos morts leur dit-il, se réveilleront avant ceux d’entre nous qui seront encore vivants lors du retour prochain du Seigneur. « Car le Seigneur lui-même, au signal donné par la voix de l’archange et par la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ se lèveront premièrement. » (I Thessaloniciens 4 :16).

Après cette première résurrection d’entre les morts, au cours des siècles, les disciples du Christ accèderont à l’immortalité par la résurrection au fur et à mesure qu’ils termineront leur course terrestre (rédemption des vivants dont nous avons déjà parlé).

Cela veut dire qu’ils ne connaîtront désormais que la mort corporelle et non plus la mort de l’être. Car ce qu’on appelle la mort se réduira à une simple mutation, le passage quasi instantané d’une forme de vie à une autre. Arrivés au terme de leur vie terrestre, les élus en Christ abandonneront leur dépouille mortelle et revêtiront en un instant, en un clin d’œil, le corps glorieux et incorruptible qui est déjà celui de leur Maître :

« Oui, je vais vous révéler un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons transformés, en un instant, en un clin d’œil, au son de la dernière trompette (voir plus loin la dernière trompette de l’Apocalypse). La trompette sonnera, les morts en Christ ressusciteront incorruptibles et nous, les vivants nous seront transformés (à l’heure de notre propre mort). »   (I Corinthiens 15 :51).

Sans doute, l’apôtre Paul espérait-il que Jésus reviendrait avant qu’il mourût. Si Paul mourut en l’an 67 comme on le présume, son désir ne fut pas exaucé, et dans ce cas il demeura sept ans dans le néant de la mort avant de ressusciter.

Ainsi 1335 jours après la destruction du Temple de Jérusalem, les élus du Christ accédaient à l’immortalité. Car par décision éternelle de Dieu, ceux qui ont foi dans l’efficacité du sacrifice du Christ et de sa résurrection ont les yeux qui s’ouvrent et sont amenés au salut selon le processus de l’élection en Christ, tel que nous l’avons décrit plus haut.

Désormais, seul le corps terrestre mourra et non plus la personnalité consciente (c'est-à-dire l’âme) de quiconque croit au Christ. L’immortalité est acquise par la résurrection de l’âme dans un corps incorruptible sans ressemblance physique avec la dépouille terrestre abandonnée. Les disciples ne reconnurent pas l’apparence physique de Jésus. Mais la veuve dont on enterrait le fils a reconnu son fils ressuscité par Jésus : Luc 7 :12 « Lorsqu'il fut près de la porte de la ville, voici, on portait en terre un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve ; et il y avait avec elle beaucoup de gens de la ville. 13 Le Seigneur, l'ayant vue, fut ému de compassion pour elle, et lui dit : Ne pleure pas ! 14 Il s'approcha, et toucha le cercueil. Ceux qui le portaient s'arrêtèrent. Il dit : Jeune homme, je te le dis, lève-toi ! 15 Et le mort s'assit, et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère. »

 

*   *
*

    

Deuxième partie

 

 

 

LES DERNIERS JOURS DU JUDAÏSME
ET
LE RETOUR DU FILS DE L’HOMME.

 

 


  La suite vous sera envoyée gratuitement dès que vous la demanderez.

Vous avez un digest du livre à la rubrique "La Permanence d'Israël"

 

 

 

Poursuivez en allant au menu en haut de page